La décadanse

Exposition Tina Schwizgebel//LINKED//

NOUT

  • Rue Sismondi 6 (Pâquis) - Genève
Pour cette deuxième exposition du cycle « To Planet NOUT », nous avons la joie et la chance d’accueillir Tina Schwizgebel du 15 au 19 mai 2019, avec un vernissage en présence de l’artiste le mercredi 15 mai, dès 18h.

www.tina-schwizgebel-wang.com
Instagram: tina_ink//tina_schwizgebel

Récemment récompensée par le Prix Chloé au 34e Festival de Mode, de photographie et d’accessoires d’Hyères pour sa collection de vêtements INKED, Tina, artiste pluridisciplinaire pratiquant notamment la musique, le dessin, la gravure, la céramique, le design de vêtements et d’accessoires, ainsi que le tatouage, nous présentera quelques unes de ses créations polymorphes.
Intitulée LINKED, cette exposition fera le lien entre toutes ces pratiques artistiques et nous menera au travers de différents médiums vers l’essence-même du travail de Tina : le désir de marquer un moment présent, éphèmere et fugace, pour longtemps ou pour toujours, dans la feuille de papier, dans la chair ou sur la peau.
Déjà, dès l’âge de 8 ans, l’artiste sino-suisse, dessine à l’ancre de Chine, chaque semaine, voire chaque jour, un moment marquant de son quotidien, pour l’ancrer à jamais. Idée qu’elle poursuit dans ses gravures, et qu’elle reporte dans la pratique du tatouage, continuant ce processus d’exploration de techniques et l’envie de saisir des moments à fixer pour l’éternité.
Elle s’intéresse par la suite à savoir de quelle manière la mode pourrait transmettre ce message, soit comment faire en sorte que le vêtement, éphémère par essence, exprime également l’importance d’instants présents gravés pour toujours sous la peau. C’est le mouvement récent du « home made tatouage » chez les tatoueurs qui l’inspire. Celui-ci ne vise pas à réussir le dessin parfait, mais plutôt à expérimenter un moment spécial, dans l’optique d’un corps désacralisé.
Elle essaye dès lors de reproduire les étapes du tatouage dans les vêtements qu’elle crée, en découpant chacune d’elles, par analogie : d'abord les dessins préparatoires, puis le rasage, et le dépôt de cellophane, qui va protéger le tatouage une fois celui-ci réalisé.
Pour façonner les vêtements, Tina a transformé les dessins préparatoires en imprimés, par la gravure sur du cuir avec le laser, les impressions sur du textile, la broderie ou la sérigraphie. Pour l’étape du rasage, elle a récupéré de vieux manteaux de fourrure qu’elle a passé à la tondeuse, pour y inscrire des motifs. Et, pour finir, elle a opté pour l’usage de plastique récupéré ou recyclé, pour mimer le cellophane, matière qui exprime à la fois l’inconfort et le caractère éphémère de cette dernière phase du tatouage, protégé pour une courte durée, mais désormais indélébile.
Signaler une erreur Ajouté par arcade.nout le 7 mai 2019
Commentaires (0)

Veuillez-vous connecter afin de publier un commentaire :

Connexion

Pas de compte ?