La décadanse

SOIRÉE SPÉCIALE: PALESTINE: FILMER C’EST EXISTER: NAKBA, 70 ANS.

Spoutnik

BUFFET ORIENTAL ET PROJECTIONS

15 mai 1948, proclamation de l’État d’Israël: le peuple palestinien est dépossédé de sa terre et forcé d’abandonner villes et villages pour fuir dans les camps de réfugié·e·s à Gaza, en Cisjordanie et dans les pays voisins. Depuis 70 ans, ielles résistent à l’occupation et à la colonisation.
Palestine: Filmer C’est Exister a choisi de marquer cette date en proposant deux films sur Jérusalem, ville symbole pour tou·te·s les Palestinien·ne·s. L’administration Trump, en choisissant le 15 mai 2018 pour déplacer son ambassade de Tel-Aviv à Jérusalem, confirme son soutien à la politique israélienne d’occupation et de colonisation et viole, comme Israël, le plan de partage de l’ONU, qui a décrété Jérusalem territoire international.

LA TERRE DE L’HISTOIRE (أرض الحكاية )
Rashid Masharawi, Palestine, 2002, 52′, NB, VO ST français par PFC’E

Dans la vieille ville de Jérusalem se trouve la boutique d’Elia, photographe arménien, comme son père et comme son fils. Elia commente pour Rashid Masharawi, accoudé à son comptoir, l’histoire de cette ville dont témoignent les centaines de photos prises par son père depuis le Mandat britannique (1920-1947) jusqu’à la guerre des Six jours de 1967. Dans l’atmosphère noir/blanc des photos d’antan, on entre par la porte de Damas devant laquelle stationnaient des voitures. On revoit le quartier marocain, détruit au lendemain de la prise de la ville en 1967. On s’assied devant une assiette d’humus. On découvre les collines désertiques autour de Jérusalem entourée de ses murailles... Un voyage dans l’Histoire qui glisse dans l’univers coloré de la Jérusalem d’aujourd’hui, en suivant Jihad et sa charrette, seul moyen de transport de marchandises dans les ruelles de la vieille ville.
Les Palestinien·ne·s qui habitent depuis des générations ici résistent tant bien que mal dans les murs humides de leur maison et face au harcèlement des colons israéliens qui occupent le haut de leurs maisons.
« Ils ont donné à mon père un chèque en lui disant d’inscrire la somme qu’il voulait pour quitter la maison ». « Jérusalem est dans mes veines. C’est absolument impossible que je l’abandonne. Je la quitterais pour aller où?"

LA CHAMBRE DE SAMIR غرفة سمير
Osama Qashoo, Palestine, 2011, 15′, Couleur, HD, VO ST français

Après 5 ans d’absence à l’étranger, Samir rentre chez lui à Jérusalem. Sur le chemin qui le ramène à la maison, il savoure le paysage de sa ville natale adorée. Il est impatient de rentrer chez lui et de retrouver sa famille. Mais à peine arrivé, il découvre avec effroi qu’une partie de la maison familiale est occupée par des colons. C’est toute une vie, avec les souvenirs de son enfance qui lui sont brusquement volés. Dans son désarroi, il va concocter un plan audacieux qui lui permettra de pénétrer une dernière fois dans sa chambre d’enfant... Une brève mais délicieuse petite revanche.

La projection sera suivie d’une discussion sur la situation actuelle en Palestine et à Jérusalem en particulier (intervenant·e·s annoncé·e·s sur le site).

Dès 19h, buffet oriental en soutien à PFC’E

19h30, projections

19:00
Normal: 12 CHF / Réduit: 8.- / Membre: 7.- / Enfant: 5.- / 20ans20ans: 5.-
Signaler une erreur Ajouté par Cinéma Spoutnik le 23 avril 2018
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