La décadanse

FIFDH FORUM – Mexique, vers la fin de l’impunité ?

Salle communale de Plainpalais
Grande salle

  • 52, rue de Carouge - Plainpalais - Genève
DEBAT
Fusillades en pleine rue, journalistes et maires assassiné·e·s… Les scènes macabres sont devenues quotidiennes dans un Mexique qui sombre dans la violence, en toute impunité.

Avec 69 homicides quotidiens, 2017 aura été l’année la plus meurtrière depuis vingt ans au Mexique. Alors que les cartels ont infiltré tous les échelons de la police et, selon certain.e.s, du gouvernement, les corps calcinés répondent aux tête coupées. Une spirale encouragée par un climat d’impunité. Si le gouvernement a pu se féliciter de l’interpellation de Joaquin « El Chapo » Guzman, le chef du puissant cartel de Sinaloa, 90% de ces meurtres restent pourtant impunis. La récente adoption d’une loi controversée sur la sécurité intérieure – qui offre un cadre légal à la présence de l'armée dans les rues pour lutter contre le crime organisé - ne rassure pas les organisations de défense des droits humains. Les élections du printemps 2018 peuvent-elles changer la donne ?

La libertad del diablo, de Everardo González, nous invite à regarder dans les yeux les protagonistes de la violence, victimes comme bourreaux, pour comprendre le frêle équilibre entre l’humanité et le mal.

Intervenant.e.s
- Ixchel Cisneros | Journaliste et directrice du CENCOS (Centro Nacional de Comunicación Social)
- Gael García Bernal | Acteur et réalisateur mexicain
- Anabel Hernández | Journaliste d’investigation mexicaine
- Juan Carlos Soni Bulos | Activiste mexicain pour les droits humains

Modération par
Patrick Chaboudez | Journaliste, RTS

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FILM
La Libertad del Diablo
de Everardo González
Mexique, 2017, 74’, vo esp, st ang/fr

Avec le temps, la violence finit par s’introduire dans la conscience collective d’un pays. C’est la thèse de départ de ce film inouï, qui explore le cas du Mexique à travers des témoignages de victimes et de bourreaux, tous vêtus d’un masque. Un récit incendiaire, où l’extrême violence côtoie la fragilité la plus absolue, et qui interroge au plus profond les racines du Mal.

Réalisation Everardo González
Image Maria Secco
Montage Paloma Lopez Carrillo
Musique Quincas Moreira
Production Animal de Luz Films / Artegios
Signaler une erreur Ajouté par FIFDH18 le 21 février 2018
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